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Archives et patrimoine

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Archives et Patrimoine : il y a 76 ans, en mai 1945 

Après la victoire des Alliés et la fin de la Seconde guerre mondiale en Europe, le Conseil municipal de Montélimar nouvellement élu se réunit. C’est au cours des élections municipales des 29 avril et 13 mai 1945 que les femmes votent pour la première fois...
Le 18 mai 1945, à 18h00, les vingt-sept conseillers municipaux élisent le nouveau maire dans la salle de la Justice de Paix. Au troisième tour du scrutin, Raymond Crozier, ancien maquisard et président du Comité de Libération, est élu maire de Montélimar contre le maire sortant Marius Spézini.
Le doyen des conseillers municipaux, Marius Milou, préside la première réunion du Conseil municipal et prononce ce discours :

« Mesdames, Messieurs, mes chers collègues,
Par une forte majorité les électrices et les électeurs Montiliens nous ont donné leur confiance en vue de les représenter à l’Assemblée municipale.
Je dois d’abord, en votre nom à tous, adresser un souvenir ému à tous ceux qui sont tombés pour le droit et la civilisation et aussi nos remerciements et nos sincères félicitations à nos vaillants soldats et à nos résistants, ainsi qu’à nos fidèles Alliés à qui nous devons la libération de notre territoire et l’écrasement de nos ennemis.
Si nous avons accepté la lourde tâche qui vient de nous être confiée, un devoir s’impose à nous, c’est de rester unis. Dès maintenant, nous devons nous mettre courageusement au travail, afin de résoudre au mieux les nombreux problèmes qui se posent chaque jour. […]
Nous aurons aussi à faciliter et à venir en aide à nos chers prisonniers et déportés afin qu’ils puissent rapidement se réadapter à la vie normale, ils ont droit à tous nos égards. Nous travaillerons utilement pour le bien de nos administrés et la prospérité de notre ville, et c’est dans l’union que nous trouverons la force nécessaire à la réalisation de notre tâche. […]

Vive la République !

Vive Montélimar !

Mesdames, Messieurs, je vous demande maintenant de bien vouloir observer une minute de silence en souvenir de tous ceux qui sont tombés pour la France et la civilisation. » 

Légende photo : Extrait du registre des délibérations du Conseil municipal, mai 1945. Archives de Montélimar. 1D38.

Lhistorique de la sculpture « Le lion et le rat » 
La sculpture en marbre « Le lion et le rat » est réalisée par Victor Peter en 1891. Cette représentation animalière de la fable de La Fontaine est acquise par l’État pour 7 500 francs au Salon de la Société nationale des beaux-arts à Paris puis conservée au musée du Luxembourg...
En 1900, elle est présentée à l’Exposition Universelle au Grand Palais à Palais.
En 1902, la sculpture est installée dans le jardin public de Montélimar suite à la demande de Madame Loubet, épouse du Président de la République.
Plus d’un siècle après, en 2016, elle est restaurée à la demande de l’État et déplacée dans le hall de la Maison des Services Publics de Montélimar. Un fac-similé la remplace dans le jardin public.

Légende : Photographie de la sculpture « Le lion et le rat » au jardin public, début XXe s.
Archives de Montélimar. Collection Patrick Morand. Tous droits réservés.

L’histoire du nom du Lycée Alain Borne :

Le 2 février 1962, le Conseil d’administration du lycée de Montélimar, appelé communément « lycée du Parc Chabaud », se réunit pour trouver un nom à l’établissement. Plusieurs noms sont proposés : Barthélémy Faujas de Saint-Fond, Olivier de Serres, Jacques Carrive, Mme de Sévigné, Émile Loubet, Margot Delaye, Les Adhémars, De Coston, Marx Dormoy, Diane de Poitiers.

Le Conseil d’administration se rallie finalement à l’unanimité sur les noms suivants : en numéro 1 : Barthélémy Faujas de Saint-Fond (1741-1819), géologue et vulcanologue né et décédé à Montélimar, en numéro 2 : l’agronome Olivier de Serres (1539-1619) et en numéro 3 : Jacques Carrive, professeur au collège de Montélimar, résistant abattu à Montélimar le 26 août 1944.

Suite à l’accident mortel du poète Montilien Alain Borne le 21 décembre 1962, le Conseil d’administration du lycée s’interroge sur le nom du lycée. Le 26 avril 1963, un vote a lieu pour déterminer l’ordre de présentation des noms et les résultats sont les suivants : en numéro 1 : Alain Borne, en numéro 2 : Barthélémy Faujas de Saint-Fond et en numéro 3 : Olivier de Serres.

Le 26 mars 1964, le Conseil municipal de Montélimar se prononce sur le sujet et propose que soit donné le nom de Lycée Alain Borne.

Le Conseil municipal ayant suivi l’avis du Conseil d’administration, le dossier peut enfin être expédié pour décision au Conseil Supérieur de l’Éducation nationale. Celui-ci, en fin d’année 1964, fait connaître que « le décès d’Alain Borne remontant à moins de 5 ans, son nom ne peut être actuellement retenu ».

Finalement, après six années d’attente, le Journal officiel publie le 5 février 1968 que le « lycée nationalisé mixte à Montélimar portera le nom de Lycée Alain Borne »

Légende : Rentrée des cours secondaires en septembre 1959. Archives de Montélimar. 18Fi385_001. Tous droits réservés.

Le territoire de l’Agglo au XVIIe siècle

Dans le fonds des documents iconographiques, les Archives municipales et communautaires de Montélimar conservent cette carte réalisée par le géographe Nicolas Tassin sous le règne de Louis XIII.

Les actuelles communes de l’Agglomération y sont représentées : « Mõtelimar », « Epeluche », « Marsane », « Savasse », « Sauzet », « La Battie », « Pigeron », « Clere dandrans », « Allans », « Puis St Martin ».
On observe également les reliefs, les rivières et le fleuve du « Rhones ».

L’orientation de la carte est inversée par rapport à nos cartes contemporaines. La fleur de lys pointe le nord au bas de la carte.

Légende :
Extrait de la carte du Gouvernement de Montélimar, Nicolas Tassin, 1638.
Archives de Montélimar. 29Fi1. Tous droits réservés.

 

- L’ancienne école des garçons du boulevard Marre-Desmarais Montélimar

Quelques années après la construction du théâtre de 1882 à 1885, l’architecte de la ville, Adam Niewiarowicz, dessine ce projet de reconstruction de l’école supérieure, l’école des garçons du boulevard Marre-Desmarais.
Le 11 octobre 1893, le Conseil municipal de Montélimar approuve ce projet. Le plan est signé par le Maire Émile Loubet.
Près d’un siècle après, en 1988, l’école est démolie pour laisser la place à une nouvelle construction : la bibliothèque municipale qui devient par la suite la médiathèque intercommunale Maurice Pic.
 

Légende : Plan de l’école de garçons du boulevard Marre-Desmarais. 1893. Archives de Montélimar. MN 20-2. Tous droits réservés.

- Marsanne, le 29 mars 1426 : remise des clefs de la ville

Ce parchemin, restauré et conservé aux Archives de Marsanne, confirme des libertés et la prise de possession de la seigneurie de Marsanne par les commissaires royaux pour le Roi-Dauphin.

La prise de possession s’effectue par la délivrance des clefs des portes du bourg et par le serment de fidélité d’Arnaud Odoard, capitaine de la tour, Raymond de Piégros, capitaine de la ville, Jean Ange, châtelain, Pierre Jalifier, damoiseau et des habitants les plus éminents.

Légende :

Confirmation des libertés et prise de possession de la seigneurie de Marsanne, parchemin, 1426.
Archives municipales de Marsanne. AA1.
 Tous droits réservés.

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800 ans d'histoire et de mémoire locale
Les Archives de la Ville et de l'Agglomération, situées depuis 2010 à la Maison des Services publics, sont accessibles à tous les habitants. Chercheurs, étudiants, généalogistes, scolaires, passionnés ou simples curieux peuvent découvrir des documents remontant au XIIe siècle.

Parmi les 2,5 kilomètres linéaires d'archives conservées, les chartes, l'état civil jusqu'en 1942, le cadastre, les registres des délibérations depuis le XIVe siècle, des photographies, des cartes postales anciennes, les recensements, des documents numérisés (152 000 fichiers) et bien d'autres documents sont consultables en salle de lecture sur simple présentation d'une carte d'identité.

 

Les Archives municipales et communautaires de Montélimar, mémoire de notre territoire, jouent une rôle important aujourd'hui en accompagnant la production des documents papiers et numériques de l'administration et en garantissant la transparence auprès des administrés. Elles collectent, classent, conservent, valorisent, communiquent au public ses fonds d'une grande variété d'époque et de supports et assurent des actions de médiation.

Le service archives est ouvert au public avec une salle spécifiquement affectée à la consultation des documents.

L'accueil des lecteurs a lieu dans les locaux à la Maison des Services Publics, au rez-de-chaussée aile sud, du lundi au vendredi sur rendez-vous.

La salle de lecture des Archives de Montélimar est ouverte du lundi au vendredi de 8h30 à 12h00 et de 14h00 à 17h00
sur rendez-vous dans le respect des gestes barrières. 

Port du masque obligatoire. 

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